Les Artistes Dreyfus | Géraldine LAURENT

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Géraldine LAURENT

Histoire d’une révélation. « Tout est vraiment parti de Calvi, confesse-t-elle, où trois journalistes m’ont entendu une nuit de juin 2005 dans un bar du port. Moi, je ne les connaissais pas. J’ai participé sans la moindre pression à un bœuf nocturne dont ce festival très convivial a le secret. J’ai joué ce soir-là comme d’habitude, comme je sais jouer. Pourquoi ont-ils manifesté un tel intérêt pour mon jeu ? Il faut leur demander.» Ils répondront par la plume ou le micro.

À son retour, Philippe Carles écrit dans son compte-rendu de Jazz Magazine : « L’alto de Géraldine tranche dans le vif de l’impro hors des sentiers usés du bop et donne à ces nuits calvaises leur raison d’être : fomenter la vie du jazz ». Un mois plus tard, dans le guide des « Nouveaux Talents » publié par Jazzman, Pascal Anquetil prévient : « Attention ! Alto feu ! En raison d’un son d’alto brûlant, entre Bird et Ornette, et cette façon virtuose de superposer les timbres et les rythmes. Dans le risque du jeu, Géraldine Laurent sait dévoiler toute l’incandescence de sa musique et de sa personnalité. » En janvier 2006, Claude Carrière décide de lui offrir les honneurs de son « Jazz Club » diffusé par France Musique. L’onde de choc est immédiate. Le bouche-à-oreille commence à fonctionner. Le saxophoniste Jean-Louis Chautemps, après l’écoute éblouie de son concert du Jazz Club, publie dans Jazzman : « Grâce à Géraldine Laurent, nous en sommes convaincus : le jazz est une musique d’avenir. Je persiste et signe : le génie est poète et Géraldine Laurent est poète. Géraldine peut tout. Même l’impossible. » Philippe Carles, dans la foulée, lui consacre dans Jazz Magazine un éditorial enflammé : « Son alto, avec la précision d’une baguette de sourcier, fait jaillir des geysers inespérés. Merci, Géraldine. »

« J’ai eu une vie avant Calvi » aime-t-elle à rappeler aujourd’hui. Originaire de Niort où elle est née en 1975, Géraldine a grandi dans une famille musicienne. Elle commence par l’étude du piano, mais choisit à 12 ans le saxophone. C’est la découverte émerveillée du big band de son conservatoire qui sonne pour elle « comme un appel au jazz ». À partir de 1999, elle se produit sous son nom en quartet et tourne un peu dans sa région. En 2000, elle intègre la Compagnie T.C Spectacle où elle apprend à apprivoiser la scène et sa timidité, « à se détacher du regard et du jugement d’autrui ». Elle joue également dans le quartet du pianiste Christophe Joneau avec lequel elle participe à ses deux premiers albums. En 2005, elle se décide à « monter » à Paris pour promouvoir les deux trios qu’elle a sur le feu : un premier avec Hélène Labarrière et Eric Groleau. Et le « Time Out Trio » avec Laurent Bataille (batterie) et Yoni Zelnik (contrebasse), « une formule dans laquelle je m’éclate. » Une formule de trio nu qui enchante d’emblée Aldo Romano et Francis Dreyfus qui décident de produire son premier disque sous son nom pour « Dreyfus Jazz ».

Géraldine Laurent est une musicienne d’aujourd’hui, une improvisatrice de son temps. Un temps composé tout à la fois de passé et de présent, inséparablement personnel et collectif. Son premier disque en est la preuve. La jeune altiste fascine par son jeu incessant entre mémoire vive du jazz (Rollins, Dolphy, Mingus…) et urgence de l’instant, tradition et invention, racines et originalité, rigueur et fougue. Avec ses deux stimulants complices, elle fait montre de générosité sans fond, d’une belle énergie tant physique que mentale. Mise en place impeccable, swing ébouriffant, sonorité pleine, charnue et fiévreuse, phrasé d’une fluidité naturellement lyrique, prise de risque permanente, maîtrise égale du rythme, de l’harmonie et de la mélodie, joie de jouer et de chanter dans son alto…

Voilà des qualités rarement rassemblées en une seule personne. Pour sa première aventure phonographique, elle a choisi un répertoire qu’elle a pris le temps de rôder sur scène avec ses deux compagnons. À l’exception d’un thème original « A Quiet », il est composé de standards peu joués qu’elle a découverts au hasard de ses écoutes. Avec audace, elle se les réapproprie pour mieux les métamorphoser à sa guise. Écoutez, par exemple, avec quelle aisance elle accélère puis ralentit la cadence de « Lester Left Town » de Wayne Shorter. Avec quelle liberté et précision, elle emballe et enflamme le tempo de « Rejoicing » d’Ornette Coleman. Et avec quelle émotion et force de conviction, elle chante une ballade comme « I Fall In Love Too Easily ». À chaque nouveau morceau, Géraldine sait nous captiver en nous « racontant » des histoires pleines de surprises et de rebondissements incessants. C’est un don rare, réservé aux seuls vrais improvisateurs.

« Géraldine déborde d’idées, avec une maîtrise égale du rythme, de l’harmonie, de la mélodie, ce qui est très rare. »
Télérama

« Géraldine Laurent est une musicienne dont on ne peut se déprendre quand on a commencé à l’entendre. »
Politis

« Grâce à Géraldine Laurent, nous en sommes convaincus, le jazz est une musique d’avenir. Elle peut tout, même l’impossible. »
Jazzman

« Laurent, la magnifique ! »
Jazz Magazine

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