Les Artistes Dreyfus | Gérard BLANCHARD

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Gérard BLANCHARD

Des escapades de Rockamadour au milieu des années 80 aux albums plus confidentiels des dernières saisons, l’auteur-compositeur-interprète n’a jamais raccroché son accordéon. Il sera le premier à l’accorder au rock, bien avant que les mouvements alternatif et néo-réaliste ne se l’accaparent. Un véritable troisième poumon pour celui qui, contrairement à la légende, n’est pas né en Normandie.

Gérard Blanchard naît à Tours le 7 février 1953. Il passe ensuite une enfance silencieuse et immobile à Saint-Pierre-des-Corps. Le monde du spectacle et de la musique attire très tôt son attention et Henri Salvador le séduit plus que ses professeurs. Vers 10 ans, il commence à suivre sur les chantiers son père peintre en bâtiment. Ses économies faites, il s’achète un accordéon et curieusement, apprend à s’en servir comme d’un orgue. Pourquoi? Pour jouer du rock. Finalement rien de surprenant, lui qui inventera plus tard le "rockaccordéon". Ses études se passent et une fois le "certificat" en poche, il doit rentrer dans un C.E.T afin d’y apprendre le métier de carreleur. Ce qui ne fait pas grand chose pour réjouir celui qui préfère croquer des caricatures de professeurs sur ses cahiers. Ce goût pour le dessin n’échappe d’ailleurs pas à son instituteur et sur ses conseils avisés, sa mère l’inscrit aux Beaux-Arts.

Sa formation d’artiste

Il entre donc à l’école des Beaux Arts de Tours en 1967 et rapidement participe à la fanfare de l’école. Une institution dont la réputation, égale à celle de l’Ecole de Médecine, lui permet certains débordements sans être inquiété. Il en sort diplômé et à 18 ans, obtient son examen de fin d’études, le C.A.F.A.S.

Changement de décors en 1971 : il part effectuer son service militaire à Chateaudun. Pas de carrière en vue, il revient chez lui. A l’aube de ses vingt ans, il devient indésirable au sein de la maison familiale et la quitte en 1973 pour s’installer un peu plus loin. Passionné de peinture, d’illustration et de graphisme, il essaie de percer dans cette voie. Mais les expositions ne marchent pas et les tableaux qui ne se vendent pas, lui laissent un goût amer. S’ensuivent différents petits boulots :vendeur d’huîtres,ouvrierdans une fabrique de miroirs,professeurde dessin... Il s’intéresse aussi de nouveau à la musique, ressort l’accordéon mais il joue mal et méprise cet instrument qu’il manipule pour faire rire ses amis. Ceux-ci, afin de le persuader que l’instrument et lui sont définitivement incompatibles, l’emmènent un jour animer un bal populaire dans la campagne tourangelle. Il massacre le Petit Vin Blanc et Vient Poupoule, mais assure l’ambiance. De fil en aiguille, il écrit des textes et compose quelques chansons.

Il monte ainsi plusieurs groupes : Roxy Musette (rock décadent) tout d’abord. Le groupe dure deux ans et demi. Puis 1977 éclate comme l’année du punk et Gérard se sent sympathisant du mouvement. Il remonte un nouveau groupe, Gueule d’Amour, où il se contente de faire la musique, d’écrire les textes et de chanter sans accordéon. Soit un résultat plus violent, des textes plus durs à l'image desa lecture de l’époque :Louis Ferdinand Céline. Fin de l’aventure au bout d’un mois et trois jours. Il entretient toujours en parallèle ses talents de dessinateurs et sort un album de dessins à compte d’auteur la même année. Un album entièrement fait au stylo à bille de marque Bic d’où une première idée de titre: Crotte de Bic, finalement abandonné au profit de Tête à Claques Mais Sans Plus. Ildessine aussi l’après punk avecl'Anglais Ian Dury (Sex, Drug& rock'n'roll) et le retour à un certain humour que Gérard affectionnait quand il écoutait Franck Zappa. Une nouvelle formation se met en place, Jo BB Fok, qui tire son épingle du jeu et connaît une audience nationale. Ils font notamment une première partie de Starshooter, ex-groupe du chanteur Kent. La formation se sépare finalement au bout d’un an et demi.

L’aventure en solo

Avec les années 80, les expériences de groupe prennent fin et Gérard Blanchard retrouve son accordéon. Pour ses débuts en solo, il fait les premières parties de divers spectacles avec ses propres chansons, tourne dans deux cafés théâtres de province, notamment avec une troupe d’acteurs, l'Escarpolette, à Orléans. C’est en sillonnant la France qu’au Petit Faucheux à Tours, il rencontre celle qui deviendra l’une de ses plus fidèles amies, la chanteuse Danielle Messia.

1981, l’accordéon est alors devenu pour lui un instrument à part entière, et seul, il décide de présenter ses chansons dans les cafés théâtres parisiens. Il passe à La Vieille Grille et à La Tanière. C'est là qu'un soir, il ne se laisse pas démonter par le public restreint, quatre personnes en tout et pour tout. Bien lui en prend. Un copain, une copine (Danielle Messia) et surtout deux inconnus qui se révèlent être Guy Floriant et Jean Freneducci, directeurs artistiques de la maison de disques Barclay. Convaincus par sa prestation, les découvreurs lui décrochent un contrat bien qu’il est encore connoté 'bal musette' et 'campagne profonde'. Peu importe Gérard Blanchard va vite démentir ces préjugés.

Premiers succès

Il enregistre ainsi dans la foulée, son premier album Troglo Dancing qui le fait entrer de plain-pied dans les annales de la chanson française. Le disque s’inscrit dans une tradition bien française qui, de Boby Lapointe à Serge Gainsbourg téléscope les mots en calembours et contrepèteries. En 1982, le single Rock Amadour est en tête des hits parade et s'écoule à 1,7 million copies. Enorme tube, un de ceux qui étouffent une carrière, il reste encore aujourd’hui un des plus notables succès des années 80. Blanchard est alors le seul à faire du rock sans guitare et à adopter une certaine rock-attitude sur de l’accordéon. Il est même nommé "lepère du rock alternatif". Quand il partage la scène avec eux, c’est un vrai plaisir d’entendre les musiciens de Pigalle reconnaître qu’il a débroussaillé le terrain. _Un deuxième succès, moindre cependant, "Marylou", installe le chanteur dans le circuit de la réussite.

Matinée et Soirée, son deuxième album sort en 1983. La même année, il remporte le grand prix du Festival de Spa. Dans le même temps, lui qui refuse la télé et ses tubes instantanés, il fait sa première expérience au cinéma avec un film des Charlots, quatuor comique, où il interprète le rôle d’un prêtre ouvrier, "histoire de faire le con une fois de plus", comme il dit.

Pour son troisième album en 1984, Version Pauvre du Lac des Cygnes, il part enregistrer à Londres afin de pouvoir disposer des synthétiseurs les plus récents. Ce disque donne lieu à une tournée qui se révèle difficile et conflictuelle. En outre, ses deux derniers albums n’ayant pas eu le succès du premier, Gérard Blanchard entre dans une période de déprime et de fatigue. Il laisse tomber les tournées et ne fait guère parler de lui pendant quelques temps. Sa notoriété aidant, le cinéma se tourne à nouveau vers lui en la personne de Josiane Balasko. Elle lui commande en 1985 l’écriture de la musique du film qu’elle réalise, Sac de Nœuds.

Gérard Blanchard réapparaît en 1987 sur le devant de la scène musicale. Son quatrième album Amour de Voyou entre dans le Top 50 (classement français de l'époque) par le biais du titre Elle voulait revoir sa Normandie, pastiche d'un tube des années 40 chanté par Jean Lumière. Un clip est réalisé, ainsi que pour Les Escrocs du Rock' n Roll, Vis à Vis d’Elle, Amour de Voyou.

En 1988, il conclue ses retrouvailles sur scène avec le public et enchaîne par une tournée en province, participe au Printemps de Bourges, ainsi qu’à la Fête de l’Huma au Parc de la Courneuve près de Paris. Il sillonne la France avec son accordéon pendant plusieurs mois. Les salles sont pleines et le public s’est, de toute évidence, attaché à cet artisan-musicien dont le répertoire chaleureux se révèle riche et furieusement chargé d’émotion. De plus, l’accordéon commence à revenir à la mode et nombreux sont les groupes de rock qui l’adoptent.

L’année suivante, en 1989, il sort son cinquième album Moteur la Vie, que vient épauler une tournée nationale, avec entre autres une prestation aux Francofolies de La Rochelle en juillet. Continuant à l’écart de son statut de musicien ses activités graphiques, il expose en septembre et octobre ses dessins dans la galerie du Forum des Halles à Paris. Il en profite pour faire un passage en octobre au Casino de Paris.

Changement de label

Suite à diverses tractations d’ordre financier, il signe en 1991 un contrat de disques avec EMI France, label sur lequel il enregistre son sixième album, Clochard Milliardaire. Une tournée française de 50 dates assure la promotion de cette nouvelle sortie. Il fait entre autres le Printemps de Bourges en avril et les Francofolies de La Rochelle en juillet.

Parallèlement, il s’investit en 1992/93 de plus en plus dans la peinture et prépare la sortie d’un recueil de dessins consacrés à l’accordéon. Janvier 1994 marque la sortie simultanée de ce livre de dessins intitulé Branle Poumons et de son septième album du même nom, en l’occurrence celui en version argotique de l’accordéon. L’album reflète les nouveaux contacts qu’il noue avec des artistes également signés au sein du label Dreyfus, et invite ainsi Richard Galliano sur son disque. Un clip de Florent Emilio Siri est tourné pour le single Le Doute s’améliore. Il retrouve avec bonheur la même année les Francofolies. Sur scène il est accompagné du saxophoniste Jean-Rémy Guédon, du bassiste Philippe Mouton et de Pascal Raphard à la batterie. Un passage salué par tous ceux présents sous le joli chapiteau itinérant du Magic Mirrors en juillet. Les 27 et 28 septembre suivants, il s'installe deux jours au Petit Journal Montparnasse à Paris. Cette petite salle, haut lieu du jazz, témoigne des changements de direction effectués par Gérard Blanchard. Il est vrai que son répertoire lorgne de plus en plus vers certains accents jazz ou blues, tout en conservant cet indispensable son des faubourgs populaires. En septembre 1994, sort le deuxième single tiré de l’album, Johnny Revient de la Guerre.

En 1996, il réalise un vieille envie : revenir aux sources, reprendre et réarranger certains morceaux dans de nouvelles versions, plus authentiques. Il souhaite rhabiller son répertoire dans une veine un peu plus réaliste, sobre, grave et drôle. L’enregistrement se fait dans les conditions du live, au Studio Davout en décembre. Blanchard s’la Joue Solo sort donc le 11 mars 1997. Cette compilation des succès de l’auteur compositeur interprète, agrémentée de deux titres inédits annonce le nouvel album prévu début 1998. Un album qu’il a du mal à boucler financièrement. Au titre de producteur, il décide donc de le prendre à sa charge. Son nouvel album Taciturne Cromagnon, est enregistré et mixé au studio Arpèges à Nantes. Le premier single est Amour de Voyou. Cet album le ramène cependant sur scène: les 4 et 5 février 1999, il quitte quelques temps sa Touraine pour investir la petite salle de l’Ailleurs dans le quartier de la Bastille à Paris. Mais, aucune tournée ne suit. Au contraire ces rares prestations lui servent à rôder les nouveaux titres de l’album qu’il prépare avec son violoniste Pierre Bloch.

Juin 2000, sortie d’une chanson pour Paris Port de Pêche. Mais ce n’est qu’en 2003 que sort son dixième album Migraine du Moineau. Il y rend hommage à ses deux références en matière de composition : Boby Lapointe dont il reprend Aragon et Castille et Alain Bashung dont il réorchestre la Nuit je mens.

« Elle a quelque chose de rafraîchissant la gouaille de Blanchard. »
Nouvel Observateur

« On l’aime notre chanteur-accordéoniste à la voix de titi. »
L’Express

« Gérard Blanchard, un artiste hors norme, hors mode. »
Ouest France

« Un artiste plein d’humour et de verve. »
Figaroscope

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